vendredi 10 août 2007

Généalogie & Histoire II

ACTE de RECONNAISSANCE du TITRE DE NOBLESSE
Et ARMES de la famille DE CHEOUX.


1 Je soussigné Escuyer Roi d’Armes de sa Sacrée Majesté Impériale
2 Roiale Catholiques Héraut Provincial sur le District du Bas
3 Rhin et dais Circonvoisins de son Altesse Seig Evêque et Prince
4 de Liège Duc de Bouillon Généalogiste et Armoriste du
5 St Empire-Romain étant requis du Noble Seig Jacque Evrard
6 Baptisé à Lignières l’an 1636 (rajouté entre les 2 lignes)
7 de Chéoux de lui depecher certificat en forme probante
8 et autentiq touchant la Noblesse et port des Armes de
9 sa famille, Certifie et atteste a tous ceux qu’il appartiendra
10 en faveur de Justice et de vérité que l’ancienne et Noble famille
11 de Chéoux au Duché de Luxembourg porte pour armoiries
12 et Blason un écu de gueul au lévrier rampant d’argent
13 colleté de gueul bordé et annelé d’or a trois roses d’argent
14 en chef posées sur ledit écu surmonté d’un heaume tourné
15 a droit ; treillé, grillé et lizeré d’or aux hachemens ou
16 Lambrequins et bourlet de gueul et d’argent d’ou porte
17 pour cimier un demi lévrier au blason de l’Ecu, et
18 que les descendants de cette famille ont de tout temps
19 îmmemorial etez tenus et reputez pour gentils
20 hommes et jouis des privilèges de Noblesse aÿants aussi
21 etez alliez a plusieurs anciennes et Nobles familles
22 comme d’Autel, de Sorée, de Harre, de Grandhan,
23 de Waha, de Lardenois de Ville, d’Anthine et autres
24 de quoy il mai apparu et consté tant par la Généalogie
25 de cette Noble famille reposante es archives heraldiques
26 de mon Noble Office que par instruct documents

1 Digne de foi et croyance
2 La vérité J’ay bien……en droit étant requis de depecher les preuves ?
3 signés de ma propre main et mariés du scel de mes armes
4 a donner J’ose en pareils cas pour savoir et valoir pour tout ou besoin serat
5 et offices fais en la Cire de Liège le dix sept novem….
6 mille sept cent et trente neuf.
7 Signé : Le Fort.

Les fiefs allodiaux
Transformés progressivement en terres vassales à partir de 1562

- Maison Henri Lambert - Henri Lambert à Bérimesnil
- Compogne - Jean Pousart de Compogne
- Longvillers
- Maboge
- Mohonval - Jehan Chevron résidant à Mohonvaux
- Moriville ou Moirville dit Japon - Laurent et Jean Huart de Moirville
- Chemin de Nadren - Jehan de Chemin
- Nisramont - Jean et Grégoire de Nisramont
- Allomont
- Du Maître à Orthenville - Jehan le Jeune Maître d’Orthenville
- Presles - Adam de Presles
- Rendeux Ste Marie - Jehan de Samrée (plus de Chéoux à cette date) en 1623
- Cour de Jean Genon à Roumont - Servais de Romon
- Roupage - Henri Gérard de Rupaige
- Clara à Velreux - Henri Clara de Velreux
- Jehan Marson de Wyompont - Jehan Marson de Wyompont en 1591
Les propriétaires non situés : - La veuve Jehan Guillaume
- Mathieu Bastines
- Louis de Noiseux
- La veuve Jehan Thiry de Cupaige
- Pierre Jehan Lambert mayeur d’Ortho le 2/6/1567

Et les arrières fiefs trop nombreux à énumérer

L’alleu ou terre franche que possédaient les Chéoux, Rendeux Ste Marie, ne dépendait donc pas de Durbuy, mais bien du comté de Laroche, siège des comtes de Luxembourg !
Concernant ces alleux, on en disait : « si est tenir terre de Dieu tant seulement, et ne doivent cens, rentes ni relief, ni autres redevances à vie ni à mort »
C’est clair, les propriétaires ne doivent ni tribut d’aucune sorte, ni hommage, et cet alleu est héréditaire.
« Les propriétaires étaient des petits souverains, dira Armand De Leuze, possédants au même titre que leur roi et aussi nobles quoique moins puissants …… »

Néanmoins, occupant quand même une parcelle dans un état, et cet état devant quand même être défendu, sinon protégé, les possesseurs d’alleux devaient tenir cheval et armements convenables au service du prince et participer à la défense du territoire dont ils faisaient quand même partie.

Mais bientôt ces alleux furent transformés en bénéfices, terres que le roi donnait à ses chevaliers et compagnons d’armes pour se les attacher sans les enrichir. Le bénéficier, contrairement au propriétaire d’alleux, se devait d’être fidèle au donateur, soit, service militaire sur réquisition, occupation des places fortes pour la défense, services civils et domestiques.
Ces alleux étaient de même transformés en bénéfice simplement lorsque son propriétaire se plaçait sous la protection d’un puissant seigneur qui avait charge de le défendre. La terre devenait alors vassale. L’un après l’autre les alleux se transformèrent ainsi en terres vassales et perdirent leurs priorités.

On comprend mieux que les Chéoux semblaient se moquer des qu’en dira-t-on et de l’opinion que pouvait avoir les autres seigneurs à leur encontre, on comprend mieux aussi qu’ils prétendaient, en cas de procès, n’avoir de comptes à rendre qu’à la justice des seigneurs comtes de Luxembourg.
A la limite, on comprend aussi pourquoi on ne parle pratiquement pas d’eux, pas de procès, pas de reliefs, pas d’hommage, pas de cens !

Dans le cadre de la recherche sur l’origine des Chéoux, l’étude des blasons devenue nécessaire à laissé filtrer quelques espoirs.
Les armoriaux français compulsés ont présentés des blasons de familles connues de la région qui nous intéresse, mais blasons trop élaborés, donc trop récents.
Par contre l’armorial du duché de Luxembourg de Claude Loutsch permet une approche plus en rapport avec les familles naissantes et plus proches de nous.

« de gueules à la levrette courant d’argent accolée et bouclée d’or au chef de même chargé de 3 roses de gueules » 

A suivre : http://www.aumontfamily.com

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