vendredi 10 août 2007

Généalogie & Histoire I

Les premiers seigneurs de Chéoux



Un peu d’Histoire…. belge

Chéoux, lieu, d’après « Terre Wallonne » est signalé à la même époque que l’abbaye de Stavelot puisqu’il est dit que «  Richaire céda à l’abbaye de Stavelot sept manses à Chéoux, cette donation comportait des bois avec une excellente pâture capable de nourrir à la glandée un millier de porcs par an. Cette cession fut approuvée par Arnoult de Corinthie qui régnait alors sur l’ancien royaume de Louis le Germanique… »

Il s’agit ici de Richaire, 11ème évêque de Tongres et Maestrich, qui serait décédé en 945. C’est en 891 que le roi Arnoult de Corinthie approuve « un échange » entre Richaire et les moines de l’abbaye de Stavelot……..

Déjà en 747, Ferrières était donné par le maire du palais Carloman à cette même abbaye. Mais d’après Joseph Lemmens « La mémoire de Monastères » l’abbaye de Stavelot aurait été créée par St Remacle qui avait reçu, de Grimoald, autre maire du Palais, un terrain à Cugnon (voir « Les Premiers Seigneurs de Cugnon ») pour y construire une abbaye, y vécut en ermite (ou pas du tout) pour en fin de compte créer Stavelot et Malmédy et ce, entre 647 et 650 !
Chéoux apparaît donc entre 647 et 891.

C’est en 888, apparemment, que Chéoux est divisé en 3 sections :
- Chéoux-Rendeux, qui devait être une terre franche, un alleu
- Chéoux-Noblesse
- Chéoux-Lavaux.

Chéoux-Noblesse possédait plusieurs châteaux sur son territoire, habités par des familles nobles dont : Chéoux, de Villers, de Groulard et les Favaige, mais ça, c’était un brin plus tard….

……le 26/7/1199, le traité de Dinant change le paysage. Le marquisat de Namur est dissous et Durbuy, Laroche ainsi que la prévôté de Poilvache sont rattachés au comté de Luxembourg dont le possesseur est, à ce moment, Thierry de Bar, époux de Ermesinde de Namur - Luxembourg, fille unique du comte Henri l’Aveugle, comte de Namur-Luxembourg.
Les habitants de Chéoux sont directement concernés puisqu’à présent leurs fiefs se trouvent dans le comté de Luxembourg !

Le premier personnage trouvé et attesté portant le nom de Chéoux est Melchior époux de Marie de Briffoz, fille de Jacques de Briffoz, seigneur du dit lieu (Villers aux Tours n’apparaît que bien plus tard sur un relevé des familles avec leur blason). Ils auront trois filles et un fils, d’après certains auteurs. Sans oublier un fils naturel, Thibault de Chéoux.

Le fond Monin possède quelques parchemins originaux et relativement anciens concernant cette famille de Chéoux, et, apparemment quelques autres plus récents dont je dirais qu’ils sont un essai de retranscription et c’est de là que proviennent certaines erreurs.

Un parchemin ancien parle de « Généalogie de la noble et très ancienne maison et famille de Chéoux »

Un poème (du curé Frogneux) vit le jour à l’occasion de la très fameuse et très épique bataille dite de « La guerre de la vache » - datée de 1275 et qui dura plusieurs années - à laquelle prit d’ailleurs part Gérard de Durbuy dit le comte de Luxembourg, et dans lequel apparaissent les de Chéoux :

« …sarteurs et bûcherons, qui vont, dit-on au sart bottés, en éperons…… »

Melchior de Chéoux, possède des biens à Durbuy, Chéoux, probablement Laroche, il est dit écuyer. Chéoux-Rendeux se situe sur la frontière établie par Jean l’Aveugle roi de Bohême et/ou le roi Wenscesla. Melchior portait probablement les armes et servait sous les ordres de Huart d’Autel qui était maréchal et sénéchal du Luxembourg et dirigeait le duché du Luxembourg (dont Chéoux-Rendeux faisait partie) au nom de son suzerain. On sait que Huart d’Autel lève des troupes à Durbuy en 1412, qu’il vivait sur un pied de guerre au château de Laroche, véritable forteresse, et qu’il se rallie à Philippe de Bourgogne en 1443. C’est aussi l’époque où le pays est à feu et à sang avec sa bande d’écorcheurs dirigés par Barthélémy d’Autel face à Philippe de Bourgogne…..
Voir les seigneurs d’Autel.

Melchior de Chéoux est donc le premier Chéoux attesté dans la région, né vers 1420, mais, Hemricourt, dans sa relation de « La guerre des Awans » en 1325 (contre les Waroux) cite un chevalier, Jean de Chier…… peut-être déformation du patronyme Chéoux, qui déjà se nommait au XIIème et XIII ème siècles, Chiu, et avant cela, Siu, en passant sans doute par Cheux.

Il existe effectivement une famille de Chier, portant blason, mais rien qui semble avoir un rapport avec Chéoux.

Et le 13/3/1448 on trouve sur un acte à Hodister, en tant que témoin, Melcion de Theu. Le blason (abîmé) semble bien être celui de Chéoux. S’agit-il d’une erreur de transcription - Cheu - ? Ou d’un deuxième patronyme qui définissait une possession - Theux - ?

Quand on sait la difficulté pour les patronymes de se fixer, ainsi que les problèmes d’écriture et de langue, le wallon étant déjà utilisé à cette époque, on peut comprendre que les patronymes aient subis pas mal de déformations.
Pour autre exemple, en 1482 de Briffoz s’écrivait de Breffe……

Nous aurions donc déjà des Chéoux en 1275 et Jean de Chéoux en 1325…..ensuite Melchior de Chéoux naît vers 1420.…..

A suivre : http://www.aumontfamily.com

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