« Il est doux, quand, sur la vaste mer, les vents soulèvent les flots, de regarder de la terre ferme, les terribles périls d’autrui. »
Vers de Lutèce « De natura rerum II »
Mais ce n’est assurément pas ce que ressent la mère putative, à qui « on » avait demandé de tenir le rôle de maman à un petit bout de trois mois, et quand, après trois ans de bons et loyaux services, « on » lui refuse la nécessaire visite à l’enfant qui ne comprend pas….. qui se trouve « puni » alors que ce sont les adultes qui se disputent !
Un droit de le voir tous les quinze jours, deux à trois heures, est-ce vraiment la mer à boire ?
Faut-il vraiment saisir la justice pour avoir gain de cause, avec tous les risques que cela comporte pour l’enfant, car les risques encourus par les adultes qui se veulent supérieurs à la justice et ne font aucun cas des suites désastreuses que pourrait avoir leur conduite, normal qu’on s’en désintéresse !
Quelques visites régulièrement programmées et l’enfant aurait ainsi conservé quelques repères, déjà qu’on lui interdit formellement de nommer « maman » celle qui s’est si bien occupée de lui durant ces années. Le prénom suffit, et voilà tout.
Quelques retrouvailles obtenues à grand peine….Avec à chaque fois des discussions avec Ahsim à n’en plus finir, des rancoeurs qu’on étale, des reproches qu’on se jette à brassées, des si, des pourquoi, des jamais, des mensonges et des trop tard, lancés à bout de bras, arides comme un désert, hargneux comme une mer en furie, dévastateurs comme un cyclone, avec, entre deux envols lyriques, le sourire contraint à l’enfant qui voit bien que rien ne va, qui lit la tristesse dans les yeux de maman … mais qui, réfugié un moment dans ses bras lui dit :
« Je croyais que je t’avais perdue, je t’aime, maman…. »
Dans le cadre des seules deux rencontres avec le "grand père", rencontres suggérées par la mère qui pensait ainsi rétablir un climat plus sain, des échanges verbaux moins stériles, c’était un tout autre son de cloche : discussions plus calmes, assurément, mais sans aboutissement constructif, puisque, en finale, le résultat sera tout aussi médiocre, quoique d’une autre texture.
Et refus rapide de tout contact….comment ne pas voir alors que seul l’esprit de vengeance commande les actes de ces gens, pas le bien de l’enfant !
A cet enfant il reste, à présent, papa, qu’il ne tardera guère à appeler maman, naturellement…. papy et mamy, lesquels le considèrent comme leur « chose », qu’ils ont offert à leur propre enfant soi-disant condamné, un jouet onéreux parmi tant d’autres….
Ils n’ont pas hésité à contourner les lois pour arriver à leur fin…. la pitié peut commander, la morale réprouver, mais la justice condamne à coup sûr les procédés utilisés ….
Ce qui n’était pas prévu dans ce plan bien monté, c’est l’éternelle confidence « sur l’oreiller », leur aventure est devenue le secret de Polichinelle !
Mais même sans aller jusque là, bien avant que démarre cette histoire, Ahsim faisait ses confidences à qui voulait bien l’entendre….. Offrant de faire de son vis-à-vis à l’oreille complaisante, une mère porteuse….. Il ne cachait pas son envie d’avoir un bébé bien à lui, c’était une idée fixe.
Mais il fallait une compagne, donc la quête était double.
Dès qu’il l’eut trouvée - et j’en reparlerai - il vira de son appartement celle qui partageait sa vie depuis quelques années et qu’il trouvait trop vieille pour le rôle qu’il voulait distribuer. Elle était et restera l’un de ses pantins-satellites le plus proche, accourant au simple claquement de doigts….
Mais bon, une garantie bancaire payée, un an de loyers réglés d’avance, quelques nouveaux meubles, devaient, dans l’esprit d’Ahsim, compenser la perte de la gratuité d’un gîte et du couvert dont son pantin avait profité durant de nombreuses années, sans parler du cadeau habituel de bienvenue qu’il offrait invariablement à ses conquêtes féminines : une voiture !
Ah, Ahsim, tes manières ne sont pas toujours bien honnêtes ainsi que nous allons le voir, tes mensonges éhontés pour couvrir tes agissements, trouver de l’argent à n’importe quel prix vont t’entraîner dans une spirale sans fin….
Vas-tu vraiment risquer de perdre l’amour de ta vie - du moins le prétends-tu - contre un droit de visite deux fois par mois ?
A suivre
V Tristes sires
VI Il était une fois
VII Paroles, Paroles
VIII Heureux qui comme Ulysse…
IX Un et Un font Trois
X Adoption, les règles
XI Statue d’airin
XII Petit bout, il faut que tu saches, un jour
XIII Et maintenant …
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