Ce mal qu’on appelle Cancer
Le cancer du col de l'utérus est consécutif - dans la très grande majorité des cas - à l'infection par le virus du papillome humain appelé plus communément HPV dont il existe de nombreux types, mais ce sont plus particulièrement les sérotypes 6, 11 et surtout 16 et 18, qui sont en cause.
Dans l'extrême majorité des cas, le système immunitaire parvient à contrôler spontanément l'infection virale contre laquelle Il n'existe pas de traitement médical efficace, alors que le virus est encore à l’état latent.
Le dosage sanguin de la créatinine permet d'évaluer un éventuel retentissement de la maladie sur les reins, ce qui témoignerait d'une maladie déjà avancée.
Les modalités du traitement dépendent du stade de la maladie, les stades précoces relèvent de la chirurgie. .
Les stades plus avancés relèvent de l'association de la radiothérapie et de la chimiothérapie.
Il faut savoir aussi qu'il n'existe pas de marqueur spécifique de la maladie dans le sang.
Le rythme des consultations dépend du stade de la maladie. Il est généralement bi-annuel pendant trois ans, puis annuel.
Il existe actuellement deux vaccins contre les souches de HPV responsables de la maladie. L'un d'eux est commercialisé ; il protège contre 4 sérotypes de HPV responsables de ce cancer. Un second, protégeant contre 2 sérotypes de HPV, devrait être disponible prochainement. Ces deux vaccins ne dispensent pas des frottis de dépistage. Pr Roland Bugat, Responsable du département de médecine, Centre Claudius Regaud, Toulouse.
Le virus du papillome humain peut s’étendre au vagin, à la vulve, au canal anal et, bien sûr, au rein.
Il n'existe pas d'examen de dépistage du cancer du rein. Dans ce cas, la chirurgie est nécessaire parce que les tumeurs du rein sont généralement très peu sensibles à la chimiothérapie et à la radiothérapie.
Les cancers du rein métastatiques ont initialement été traité par l'immunothérapie (traitement par interféron et interleukine-2). Cette immunothérapie était accompagné d'un grand nombre d'effets secondaires et difficilement tolérable pour les patients. Les anti-angiogéniques (molécule qui provoque la destruction des vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur) sont maintenant la référence dans le cancer du rein métastatique. Le sunitinib vient de démontrer son efficacité en première face à l'interféron. Le traitement de choix est donc le sunitinib (Sutent) en première ligne. Le temsirolimus est également une molécule nouvelle qui vient de démontrer son efficacité en terme de survie par rapport à l'interféron chez les patients ayant un cancer du rein métastatique de mauvais pronostic Un autre anti-angiogénique, le sorafenib (Nexavar) peut être proposé en deuxième ligne. Des stratégies d'association sont en cours pour déterminer la meilleure association.
L'immunothérapie entraîne -selon les produits employés- un syndrome « pseudo-grippal » (fièvre, courbatures, fatigue…), des troubles digestifs, des éruptions cutanées, des oedèmes, de l'hypotension, de la fatigue, des problèmes cardiaques…
Les anti-angiogéniques (sunitinib et sorafenib) entraînent également des effets secondaires : fatigue, hypertension artérielle, troubles digestifs, éruption cutanée, …
Professeur Stéphane Oudard, service d'oncologie médicale, HEGP
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire