Isabelle Nazare-Aga, dans son livre « Les manipulateurs sont parmi nous » les décrit à merveille et donne trente caractéristiques qui permettent de les cerner. Quelques unes sont flagrantes en ce qui concerne Ahsim, les voici :
- il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l’amitié, de l’amour…..
- il reporte sa responsabilité sur les autres
- il ne communique jamais clairement ses demandes, sentiments ou opinions
- il critique, dévalorise et juge
- il sème la zizanie et crée la suspicion pour mieux régner
- Il se place en victime pour qu’on le plaigne, maladie exagérée etc…
- il ignore les demandes même s’il prétend s’en occuper
- il menace de façon déguisée ou fait un chantage ouvert
- il mise sur l’ignorance des autres et fait croire à sa supériorité
- il ment
- il prêche le faux pour savoir le vrai, déforme les propos et les interprète à sa manière
- il est égocentrique
- il ne supporte pas les critiques et nie l’évidence
- il ne tient aucun compte des droits, besoin ou désirs des autres
- il utilise très souvent le dernier moment pour demander, ordonner ou faire agir autrui
- il utilise des flatteries pour plaire, fait des cadeaux et se met aux petits soins pour l’autre
- il produit un état de malaise ou un sentiment de non-liberté
- il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts, mais aux dépens d’autrui
- il est constamment l’objet de discussions entre gens qui le connaissent, alors même qu’il n’est pas là.
Voilà 19 caractéristiques qui cernent bien les agissements de notre héros, alors que dix suffisent pour être reconnu manipulateur !
Pour chacune de ces lignes, les souvenirs affluent.
Et c’est vrai que dans cette histoire, Ahsim avait fait le vide autour de sa compagne, tous les amis s’étaient écartés, égarés dans les méandres d’une amitié bafouée, ancienne, cependant, pour la plupart d’entre eux.
A chaque fois Ahsim parlait de sa maladie, dont nous savons à présent qu’elle est bien moins grave qu’il le prétendait, en passant par le descriptif de ses études de marketing en informatique, comptabilité et quoi encore Ahsim ??
Et à chaque fois il terminait avec l’étalage de sa richesse, ce qui, on s’en doute, n’était pas du goût de tout le monde.
Egocentrique, hé oui, il l’était. Tout tournait autour de lui, ce qui n’aurait guère été du goût de Copernic !
Le matin, tous les matins, il fallait lui porter sa tasse de cacao au lit, car rarement debout avant quatorze heures largement passées et tous les soirs, que dis-je, les nuits, sa compagne dormait sur le divan du salon parce que Ahsim veillait jusqu’à l’aube en zappant sur sa télé aux cinq cent programmes , et qu’il avait peur de rester seul !
Je me suis souvent demandé comment il fait à présent qu’il est vraiment seul, qui donc lui tient la main dans ses détresses parfois déclenchées à la vue d’une simple araignée !
Ahsim ne se trompe jamais, pas la peine de discuter, il a toujours raison. Lorsqu’il ne réussit pas ce qu’il entreprend, c’est toujours la faute de quelqu’un d’autre. Il fait faillite ? C’est parce que sa compagne l’a quitté !
Comment ne pas craindre de le voir aussi manipuler son « fils », quand on voit comment il domine ses amis, sa famille, ses pantins-satellites !
Ha ! Il a bien joué avec les sentiments.
Il souhaite faire un beau mariage ? Pas de problème, on envoie les invitations, on rameute tout le monde, on visite, pour le lieu, qui doit être à la hauteur de la situation, on commande la robe de mariée, rien n’est trop beau pour la fête voulue par Ahsim.
Parce que là aussi, c’est lui qui l’a voulu, comme il n’est pas bien portant, on ne sait jamais…. maman, papa, ouvrez donc votre portefeuille…
Il souhaite aussi s’attacher sa compagne, si serviable, qu’il manipule si bien….. Il sent qu’elle lui échappe… déjà… un peu….
Seule ombre au tableau, et elle est de taille, mais paradoxalement c’est aussi la goutte d’eau qui fera déborder le vase, près d’un mois avant la cérémonie, il annule le mariage à la maison communale.
Comment dans ces conditions ne pas se sentir trahie, manipulée, oui, encore ……. À quoi rime alors cette fête que par la suite on reprochera à la compagne qui se libère de ces entraves mensongères !
Fier comme Artaban, notre Ahsim, ce jour là, mais c’était compter sans le bruit des chaînes qu’on se décide à briser…
Même les beaux discours débités par tous ses pantins-satellites n’ont pas réussi à retenir la marche inexorable de l’envie de fuir ce monde factice, de zircon.
A suivre
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